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Quand la pénétration ne prend plus toute la place… un monde de possibilités s’ouvre

Dernière mise à jour : 17 juin

(possibles spoilers sur la série Off Campus)



Ce week-end, jai entamé l'écoute de Off Campus, la série américaine du moment sur Prime Vidéo. Plusieurs amis et collègues m’avaient recommandé cette série de type romance & hockey. La série parfaite pour réconcilier mon deuil quant au fait que les Canadiens ont été éliminés avant la finale des séries, bref. Je n’avais aucune attente, mais j’étais loin de me douter que j’y trouverais du contenu d’intervention sexologique, et du bon en plus!


La série présente une scène durant laquelle le personnage féminin principal dévoile à son éventuel partenaire sexuel avoir vécu une agression sexuelle par le passé. Ils conviennent ensemble d’avoir une relation sexuelle afin qu’elle puisse vivre une expérience réparatrice.


Durant la scène portant sur l’activité sexuelle des partenaires, on découvre que, pour le personnage féminin, il est difficile de se laisser aller dans l’expérience : elle fige, se dissocie, puis l’expérience devient de moins en moins agréable pour elle. Le personnage masculin prend conscience de ce malaise et, surtout, l’adresse avec elle (10/10 pour cette réaction)! Ici, nous avons déjà un magnifique exemple de l’importance d’un consentement enthousiaste, et comment aborder le l'inconfort lorsqu'il y en a un, mais le meilleur reste à venir…


Ce qui me touche particulièrement comme sexologue est ceci : Garrett (personnage masculin) propose de poursuivre la relation sexuelle autrement. Sachant que la pénétration semble être le facteur de stress pour sa partenaire, Hannah, il propose de s’installer l’un en face de l’autre et de se masturber séparément. La relation sexuelle (ici je parle bien de l’activité sexuelle masturbatoire. Détrompez-vous, c’est bel et bien une relation sexuelle en soi) est ensuite représentée comme excitante et satisfaisante pour les deux partenaires. Wow, c'est du bon cinéma ça et une magnifique représentation de sexualité positive.


J’entends tellement souvent des propos qui mettent de l’avant que, sans pénétration, ce n’est pas une vraie relation sexuelle, ou encore que la pénétration devient l’objectif à atteindre à tout prix. Questionnez-vous : qu’est-ce qui me motive à avoir de la sexualité? La réponse sera peut-être quelque chose du genre avoir du plaisir, me sentir connecté·e à ma·mon partenaire ou encore vivre un moment intime avec ma·mon partenaire. Il n’est pas question de pénétration ici, ce n’est pas ce qui est réellement important.


Cette scène nous amène à voir au-delà du mythe selon lequel seule l’activité pénétrative constitue une sexualité complète. D’autres activités sont possibles, et peuvent être tout aussi satisfaisantes et plaisantes. Pour certaines personnes, la pénétration peut être stressante, désagréable ou simplement pas leur activité sexuelle favorite. Décentrer la sexualité de la pénétration et s’ouvrir à d’autres possibilités peut être intéressant dans ces cas-ci, et même pour tout le monde! On gagne tous à ouvrir nos horizons et à élargir nos possibilités sexuelles, et c'est ce que cette scène de sexe nous permet d'entamer comme réflexion.



 
 
 

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